The Girl of Issaux
Lost in the forest
A girl of 16 was found some time in the first half of the 18th century (possibly 1719).
The wild girl of Issaux had been lost when she was 8, when out in the forest with friends. Like so many feral children,
she wasn't happy to be returned to human society (after being found at the age of 16)
and longed to return to the wilderness where she
had been found.
The following account of the wild girl of Issaux comes from Mémoire sur les travaux qui ont rapport à l'exploitation de la mâture dans les Pyrénées
written by the naval architect Leroy who was looking for trees to cut down to make masts (the book is intended
as a guide for those who followed in his footsteps seeking timber for masts).
La forêt d'Issaux étoit si considérable & si fourée avant qu'il fût question de l'exploiter,
qu'il y a plus de 30 ans qu'on y a pris une fille suavage, d'environ seize à dix-sept ans ; elle habitoit,
depuis 7 à 8 ans, ces bois ; elle avoit été laissée par une troupe d'autres filles qui y furent
surprise par la neige, & obligées d'y passer la nuit; le lendemain elles chercherent leur camarade,
la checherent unutilement & l'abandonnerent. Cette fille, arrêtée ensuite par de Pasteurs,
ne se ressovenoit de rien, avoit perdu l'usage de la parole, & ne se vouloit manger que des herbages;
elle fut conduite à l'Hôpital de la Ville de Moleon, où elle a vécu longtemps
dévorée de chagrin, regrettant toujours sa liberté, ne parlant jamais,
& restant presque immobile toute la journée, la tête appuyée sur les deux mains;
elle étoit d'une taille ordinaire & avoit quelque chose de dur dans la physionomie.
A wild man too
Leory also reports
a wild man seen in 1774, of around 30 years of age and in good humour, who would visit cottages but didn't take bread, milk or cheese
because he didn't know what they were. But since he could walk and laugh, he might never have
been a feral child, but simply a recluse or mad. Anyway, here is what he says:
Il n'y a pas deux ans que les pasteurs de la forêt d'Yraty, proche de Saint-Jean-de-Pied-de-Port,
aperçurent souvent un homme sauvage qui habitoit les rochers de cette forêt.
Cet homme étoit de grande taille, velu comme un ours, & alerte comme les hisards,
d'une humeur gaie, avec l'apparence d'un caractère doux, puisqu'il ne faisoit de mal à rien.
Souvent il visitoit les cabanes sans rien emporter ; il ne connaissoit ni le pain, ni le lait, ni les fromages ;
son grand plaisir étoit de faire courir les brebis, & de les disperser en faisant de grands
éclats de rire, mais sans jamais leur faire du mal.
Les Pasteurs mettoient souvent leurs chiens après ; alors il s'enfuyoit comme un trait,
& ne se laissoit jamais approcher de trop près.
Une seule fois, il vint un matin à la porte d'une cabane d'ouvriers qui faisoient des avirons,
& qu'une grande abondance de neige tombée pendant la nuit retenoit ;
il se tint debout à la porte qu'il tenoit des deux mains,
& regardoit les ouvriers en riant. Un de ces gens se glissa doucement pour tâcher de le saisir par une jambe
; plus il le voyoit approcher, & plus son rire redoubloit ; ensuite il s'échappa.
On a jugé que cet homme pouvoit avoir trente ans ;
comme cette forêt est d'une grande étendue, &
communique à des bois immenses appartenant à l'Espagne,
il y a à présumer que c'étoit quelque jeune enfant qui s'y
étoit perdu, & qui avoit trouvé les moyens d'y subsister avec des herbes.
Les deux sauvages?
Tinland suggests that the two people referred to herein are in fact Rousseau's "deux autres sauvages" of the Pyrenees.
I agree.
We have just one sentence from Rousseau, in his
Discours sur l'Origine et les Fondements de l'Inégalité parmi les Hommes,
which says that "deux sauvages" were found in the Pyrenees in 1719, who ran in the mountains
like quadrupeds.